Mieux identifier la violence domestique

Mieux identifier la violence domestique

Vous êtes un.e professionnel.le, travaillant avec des citoyens dans le Hainaut ?

Vous travaillez pour une association, un centre PMS, un CPAS, une institution, une structure d’aide ou d’accueil du public…?

Alors vous êtes peut-être en contact avec des victimes ou des auteur.e.s de violences domestiques, aussi appelées « violences conjugales » ou « violences intrafamiliales ».

Et le service provincial Violences, Egalité, Genres en Hainaut (VEGHA)peut vous aider à identifier ces violences et à apporter une intervention de première ligne, afin d’orienter les personnes vers les services adéquats.

Ce module de formation est gratuit.

Cette formation porte spécifiquement sur la violence conjugale.

Elle peut être organisée et adaptée à la demande, et aborder les situations liées plutôt aux victimes, aux enfants, aux auteur.e.s,…

Elle est dispensée par Samantha Guetof, criminologue et chargée de projets au sein du service. 

Contenu  de la formation

Violences conjugales

  • Définition
  • Préjugés et chiffres
  • Types
  • Conflit vs violence
  • Cycle de la violence
  • Signes chez les personnes

Que faire? Qui contacter?

  • Références de professionnels
  • Dépôt de plainte
  • Soucis principaux des intervenants

Lieu des formations

  • en présentiel dans les locaux de votre organisation (moyennant 10 inscrits minimum. Limité à 15 personnes maximum) dans le respect des normes sanitaires.

  • en présentiel dans nos locaux situés sur le site provincial de Marcinelle (moyennant 10 inscrits. Limité à 15 personnes maximum) dans le respect des normes sanitaires.

  • en visioconférence (moyennant 10 inscrits. Limité à 20 personnes maximum).

 

 

 

 

Dates des prochaines séances

 

  • 21 octobre 2021 : visioformation reportée en présentiel – appelez le service pour vous inscrire à une séance ultérieure.

 

  • 25 novembre 2021 : COMPLET  – en présentiel

 

 

 

 

Inscriptions

 

Envoyez un mail à l’adresse info.vegha@hainaut.be

Contactez VEGHA au siège de la Direction générale de l’Action sociale du Hainaut.

071 447 211.

 

Foule

Adresse de nos locaux

Rue de la Bruyère, 157

6001 Marcinelle

Selon une étude rapportée par Amnesty International:

Chaque année, plus de 45 000 dossiers (de violence conjugale) sont enregistrés par les parquets en Belgique;

31% des femmes ont subi des violences physiques de la part d’un partenaire ou d’un non-partenaire depuis l’âge de 15 ans;

Une femme sur cinq (22%) a été victime de violence physique et/ou sexuelle de la part de son partenaire ou ex-partenaire, depuis l’âge de 15 ans;

43% des femmes ont subi une forme de violence psychologique ou des comportements abusifs de la part d’un partenaire;

Selon des chiffres du Conseil de l’Europe, la proportion de femmes ayant subi des violences entre partenaires (en ce compris le harcèlement) atteindrait les 45%;

Par ailleurs, un couple sur huit est confronté à des violences d’ordre psychologique en Belgique.

Ressource externe : un nouvel outil pour promouvoir la diversité dans le monde professionnel

Ressource externe : un nouvel outil pour promouvoir la diversité dans le monde professionnel

Vous souhaitez développer l’aspect inclusif de votre environnement de travail, de votre entreprise, de votre service ?

Vous êtes travailleur.se et vous voulez en savoir plus sur vos droits ?

 

UNIA lance ediv, un outil numérique regorgeant de ressources afin de promouvoir un environnement professionnel diversifié et inclusif.

 

Unia, c’est un service public belge qui lutte contre la discrimination mais aussi, pour l’égalité et pour la protection des droits fondamentaux. 

Ce centre interfédéral vient de lancer un site internet basé sur un thème très intéressant pour les citoyens mais aussi les employeurs: « La diversité et l’inclusion sur votre lieu de travail ».

Ressources documentaires, lois, conseils, guides de bonnes pratiques, possibilités de formation, outils et témoignages,… 

Ce véritable vademecum numérique permet une orientation concrète pour employeurs et travailleurs.

Ce site internet peut être utile pour :

  • répondre aux questionnements;
  • aider à faire face aux situations délicates et parfois difficiles;
  • créer ou préserver un environnement de travail, prônant la diversité des profils de travailleurs et le respect de l’intégrité de chacun.

Afin de lutter contre les discriminations, au sexisme, au racisme, aux stéréotypes liés aux travailleurs à besoins spécifiques, …. au travail, ce site internet vaut sans aucun doute le détour.

Visitez le site EDIV.

 

 

 

Besoin d’aide pour des travaux de recherche?

Besoin d’aide pour des travaux de recherche?

Vous rédigez des travaux ?

Vous rédigez votre mémoire de fin d’études?

Vous avez besoin de documentation (livres, revues, TFE,…) sur un thème lié aux sciences humaines?

L’équipe de notre centre de documentation spécialisée en sciences sociales et humaines peut peut-être vous aider à trouver ce dont vous avez besoin.

Au sein de cette bibliothèque qui se veut aussi un outil professionnel et scolaire, vous pouvez obtenir des conseils concernant les ouvrages disponibles.

S’ils sont disponibles dans les rayons du centre marcinellois, consultez-les sur place ou empruntez-les gratuitement.

Et dès la rentrée de septembre, si l’ouvrage n’est pas à disposition sur place, il sera également possible de vous faire livrer l’ouvrage souhaité, grâce au prêt inter-bibliothèque entièrement gratuit.

Pour effectuer une recherche dans notre base de données, rendez-vous sur le site web docpro.hainaut.be.

Et pour en savoir plus sur les horaires et coordonnées, visitez le site web de Hainaut Doc.

 

Des chemins vers l’autonomie pour les personnes à besoins spécifiques

Des chemins vers l’autonomie pour les personnes à besoins spécifiques

L’autonomie, c’est la liberté. C’est l’accès au libre arbitre. C’est l’ouverture vers le développement personnel. Et bien d’autres bénéfices encore.

C’est pourquoi la Province de Hainaut organise des services dont l’objectif est de favoriser l’autonomie spécialement pour les personnes en situation de handicap.

Deux membres du Collège provincial, Monsieur Massin, Député en charge de l’Action sociale, et Madame Devilers, ont récemment rendu visite à deux de ces organismes:

Retour en images sur la découverte de ces deux services mobiles, oeuvrant essentiellement dans la région du grand Charleroi.

 

  • Hainaut Job Coaching favorise l’insertion professionnelles des travailleurs à besoins spécifiques et la sensibilisation des employeurs à leur recrutement.
  • Le service de logements supervisés de Charleroi, l’un des 4 services provinciaux de ce type en Hainaut, favorise l’apprentissage de la vie autonome.
Le SRA : un chantier qui avance à grands pas!

Le SRA : un chantier qui avance à grands pas!

Le service résidentiel pour adultes l’Odyssée aura bientôt un bâtiment flambant neuf!

Les travaux avancent à grands pas sur le site du SRA et les résidents pourront déjà visiter le bâtiment dans quelques semaines, sans doute au mois de septembre.

À venir pendant les vacances, le chantier avancera sur l’isolation au sol.

Mais les terres sont déblayées et on aperçoit déjà l’entrée future du SRA .

En ce mois de juin, pose des châssis! Encore un peu de patience.

 

L’EVRAS en questions au Roseau vert

L’EVRAS en questions au Roseau vert

Depuis quelques années notre institution a mis l’accent sur l’éducation à la vie relationnelle affective et sexuelle de nos bénéficiaires.

L’EVRAS est développée sur les différents axes : bénéficiaires, familles et professionnel.

Elle fait partie intégrante de notre projet pédagogique et fait l’objet d’une attention particulière dans notre plan de formation.

La mise en place d’un atelier d’animations EVRAS, des différents groupes de travail et de paroles à destination des bénéficiaires nous ont permis de mettre en évidence leurs besoins et attentes dans un climat de confiance.

En parallèle à ces lieux d’échanges, nous développons différents projets autour de l’EVRAS comme la mise en place de lieux de rencontres, l’aménagement des chambres afin de garantir l’intimité de la personne, offrir un suivi individuel afin de répondre à des demandes spécifiques …

Du cocon à la grande aventure de la majorité : le défi du service transition 

Du cocon à la grande aventure de la majorité : le défi du service transition 

Le Centre Arthur Regniers, l’un des 7 instituts médico-pédagogiques provinciaux du Hainaut. 

Au départ de cette vaste institution est organisé un service de transition, afin d’aider les jeunes à besoins spécifiques à entrer dans la vie d’adulte. Deux agents sont à leurs côtés pour les accompagner dans cette aventure parfois bouleversante pour ces jeunes majeurs.

Grégoire Langelez est éducateur spécialisé. Disposant d’une expérience dans l’aide à la jeunesse, il a travaillé toute sa carrière avec des enfants de 3 à 18 ans. 

Eros Licot est assistant social de métier, avec une formation en systémique familiale et institutionnelle.

Il a aussi bien travaillé avec des adultes présentant une déficience mentale, qu’avec des jeunes en service d’aide à l’intégration ou suivis par l’aide à la jeunesse.

Il y a également travaillé avec les familles.

Ce binôme est complémentaire et a une mission claire: faciliter la transition entre la fin de la scolarité et la vie adulte.

Ensemble, ils mettent le pied à l’étrier de jeunes présentant une déficience – sensorielle, motrice ou intellectuelle. Seule condition : être issu de l’enseignement spécialisé secondaire de forme 1 ou de forme 2.

« Notre boulot est varié. Pour celles et ceux qui connaissent, on pourrait dire que nous nous situons entre les services d’aide à l’intégration (âge scolaire) et les services d’accompagnement pour adultes » explique Eros Licot.

« Nos actions peuvent aller de la recherche d’un service d’hébergement à la mise en contact des jeunes avec d’autres services du quotidien, en passant par la recherche d’activités collectives, de bénévolat,… »

Et comme dans toute équipe, chacun a sa spécialité : « La spécificité de Grégoire est sa qualité d’accompagnement des jeunes. Il est naturel pour lui de créer une relation de confiance avec les jeunes », explique Eros Licot « Quant à moi, mon domaine de prédilection est le contact avec la famille mais j’exploite aussi la connaissance que j’ai du réseau de partenaires. La force du service est la complémentarité de notre binôme ».

Ce projet qui rencontre beaucoup de demandes est susceptible de s’étendre.

Car s’il a démarré à l’institut médico-pédagogique Arthur Regniers qui dispose de sa propre école secondaire, d’autres écoles d’enseignement spécialisé sont demandeuses.

« Nous souhaitons aussi sensibiliser le réseau mais aussi les représentants des communes, des villes et de la province aux difficultés des bénéficiaires avec qui nous collaborons.

Au niveau des problématiques de l’accessibilité pour les personnes en situation de handicap: logements, lieux publics, formation, emploi, bénévolat, loisirs,… Il y a encore beaucoup à faire ».

Se réinventant sans cesse en termes d’intervention, le service place les jeunes au centre de leur projet.

Leur rôle de soutien dans les actions des jeunes compte aussi sur un réseau solide afin de permettre à ces jeunes adultes d’être les plus autonomes possible.

L’autodétermination, l’expérimentation et la mise en situation sont au centre de leur accompagnement.

Alors que l’année scolaire 2021 se termine, la pérennisation du service est la principale préoccupation du duo et de l’IMP. « Nous démarchons en ce sens avec les différents services de Wallonie et avec l’AViQ » conclut-il.

Adresse :

Service Transition 15-24 – Rue Baronne E. Drory, 2

6543 Bienne lez Happart

Le monde du travail accessible à tous

Le monde du travail accessible à tous

Toute l'équipe des jobcoaches est à votre disposition.

De nos jours, exercer un métier lorsqu’on est en situation de handicap relève presque de la rareté. On estime en Belgique que seules un peu plus de 2 personnes en situation de handicap sur 10 ont un emploi.

Par ailleurs, les entreprises du secteur public ont l’obligation légale d’employer 2,5% de travailleurs à besoins spécifiques. Ceux-ci étant bien présents sur le marché du travail, des services leur en facilitant l’accès ont ainsi été créés.

Cerise sur le gâteau : ces services accompagnent également les employeurs dans ce type de recrutement souvent inédit .

La Province de Hainaut propose un service d’action sociale de ce type: Hainaut Job Coaching.

« Notre but est de permettre à des personnes reconnues par l’AVIQ de trouver du travail dans le monde « normal », de s’intégrer correctement et d’obtenir si possible un contrat à durée déterminée ou indéterminée » explique Serge Fauville.

Son métier ? Jobcoach. C’est l’un des trois accompagnateurs du  processus, aussi bien au bénéfice du travailleur à besoins spécifiques que de l’employeur.

Ce service mobile, initié au départ par l’institut médico-pédagogique de Marchienne-au-Pont, est entièrement gratuit.

Vecteur de sensibilisation, d’inclusion, de diversité, d’aides à l’embauche et même de formation, ce partenariat présente des atouts pour les uns et les autres.

Hainaut Job Coaching est aux côtés des deux parties tout au long du contrat.

« Des entretiens communs ont lieu avant de lancer l’insertion en entreprise, dans le but de choisir le meilleur candidat qui corresponde aux besoins » spécifie Serge Fauville.

« Nous travaillons avec des petites comme de grandes entreprises et des artisans.

Chaque établissement et chaque usager doivent pouvoir trouver leur bonheur et ce qui leur correspondent vraiment ».

Parmi les aides à « l’embauche », l’employeur est par exemple remboursé d’une partie du salaire de la personne engagée. Et en ce qui concerne les types de métiers : « Technicien(ne) de surface, commis(e) de cuisine, mécanicien(ne),… Les propositions d’emplois sont très vastes. Dès que nécessaire, nous mettons aussi des plans de formation au point pour répondre aux exigences de l’emploi ».

Cette collaboration, souvent inédite, est renouvelable tous les 6 mois, pour une période de 2 ans.

« Les employeurs et candidats travailleurs intéressés peuvent nous contacter » précise Olivier Piret, responsable du service.

« Par téléphone ou en visio, nos coachs exposent toutes les modalités du recrutement, aussi bien au bénéfice de l’employeur (primes, avantages fiscaux, nouvel personnel, diversité,…) que du travailleur (accompagnement, plan de formation, emploi, inclusion,…) ».  

Infos : hainautjob.coaching@hainaut.be  ou par téléphone au 071 82 76 75.

Un projet anti-harcèlement tout en musique et en hashtags

Un projet anti-harcèlement tout en musique et en hashtags

À Marcinelle, des élèves de 11 à 13 ans en situation de handicap de l’institut médico-pédagogique se sont lancés une mission.

Leur objectif : sensibiliser les autres enfants au harcèlement d’une manière originale.

Dans le cadre de leur cours d’éducation à la philosophie et à la citoyenneté donné par Melissa Petolillo, ils ont décidé de créer un clip vidéo.

Dans ce film, ils mettent en scène une situation de harcèlement sur la musique « Fragile » de Soprano.

Ce sujet sensible a été au départ apporté en classe par les enfants.

Curieux d’en parler ou parfois même victimes de ce phénomène, il était temps pour Madame Petolillo d’en discuter plus profondément avec ses élèves.

« Depuis ce moment, lors de chaque cours, nous organisons un cercle de parole » explique-t-elle. « Les élèves ont une certaine difficulté à mettre des mots sur ce qu’ils ressentent. Ces moments de parole permettent aux enfants de se sentir en confiance mais aussi d’être à l’écoute » explique-t-elle.

Le but derrière ce projet ? Sensibiliser et délier les langues autour de cette violence physique et mentale qui arrive bien plus souvent qu’on ne le pense.

« C’est bien ce qu’on fait ici dans ce cours, on ose parler de beaucoup de choses et ça règle parfois les soucis » confie un élève.

« J’aurais bien aimé qu’on m’écoute ou qu’on me dise comment m’en sortir » confesse un autre. 

« J’ai eu des soucis dans mon ancienne école, je ne savais même pas qu’il existait un numéro vert, mais maintenant je le sais » ajoute un enfant de la classe de Madame Mélissa.

L’idée d’un clip vidéo était motivante pour les élèves. C’était une manière ludique de les mettre en scène.

« Ils étaient extrêmement fiers de s’occuper de la mise en scène et de créer ce projet, on pouvait le voir dans leurs yeux » souligne Madame Petolillo.

Ils ont ensuite réalisé des panneaux affichés dans les couloirs. Ils y dénoncent le harcèlement, mais aussi le cyberharcèlement qu’ils ont déjà pu rencontrer sur le réseau social TikTok.

#Moche, #bête,  #nul… Ce sont les hashtags que rencontrent au quotidien les enfants sur cette plate-forme. « Dans le clip, nous avons entouré un miroir avec le logo des réseaux sociaux pour dénoncer que les hashtags ne les définissaient pas » explique Madame Melissa.

 

« Après finalisation de notre clip vidéo, mes élèves l’ont montré aux autres enfants. Ils ont expliqué les scènes et expliqué en quoi le comportement d’un harceleur n’était pas bon » continue l’enseignante.

« Ils deviendront de vrais ambassadeurs dans le futur. C’est un rôle qui demande constamment du travail » précise-t-elle.

Dans le futur, elle aimerait prendre contact avec l’ASBL «Dans ma RUCH’» pour continuer à  en parler.

« Parfois les adultes ne nous écoutent pas, ils pensent que ce qu’on vit ce n’est pas grave alors que si, c’est grave » nous mentionne un élève.

Pour en savoir plus sur ce projet porté par les élèves de l’école secondaire de l’IMP de Marcinelle : 071 44 64 64 – communication.dgas@hainaut.be

Dans les Yeux de …….. Fabrice Ligny

Dans les Yeux de …….. Fabrice Ligny

La rubrique « Dans les Yeux de…. » est l’occasion de mettre en avant l’un des membres du personnel de nos services, écoles et organismes.

Fabrice Ligny est l’un des 2500 membres du personnel provincial aux multiples passions. Il a développé un projet qu’il propose à tous ses collègues enseignants. Interview.

Pouvez-vous vous présenter en quelques lignes?

Je suis enseignant à l’école secondaire de l’Institut Médico-Pédagogique de Marcinelle, depuis plus de 10 ans.

Bachelier en sciences humaines, j’enseigne la philosophie et la citoyenneté. Egalement musicien, je suis programmateur pour les soirées de musiques électroniques au Rockerill (Marchienne-au-Pont).

En 2016, j’ai fondé un collectif de professeurs des religions, de morale et de philosophie et de citoyenneté.

Pouvez-vous nous parler de votre carrière en tant qu’enseignant?

Elle a débuté en 1998 dans l’enseignement spécialisé.

J’ai tout de suite adhéré aux challenges que ce type d’enseignement proposait.

Le côté humain, social, affectif ajouté aux apprentissages tant disciplinaires que transversaux sont tout à fait en adéquation avec ma philosophie de vie.

Ma profession est passionnante, j’ai la chance de travailler dans une école où les arts et les projets multidisciplinaires sont les bienvenus.

C’est de cette façon que j’aime travailler : nous essayons d’appuyer les apprentissages sur des activités ludiques et motivantes pour les élèves.

Et quelques mots pour votre passion pour la musique ?

En 1998, je menais deux carrières de front ; musicien et enseignant.

J’ai mis ma carrière d’enseignant entre parenthèses pour aller au bout de mes rêves de musicien.

Ce que j’ai fait en voyageant partout dans le monde. Finalement, j’ai atterri en 2009 pour vivre pleinement ma vie de famille (j’ai 3 filles). J’ai donc repris le chemin de l’école avec les bagages bien remplis d’expériences et de motivation.

Désormais, vous vous battez pour une cause qui vous tient à cœur ?

Tout à fait. J’ai toujours été attiré par les chiens, je ne sais pas pourquoi, et il se fait qu’ils me l’ont toujours bien rendu. J’ai ainsi été bénévole pendant plus d’un an à la S.P.A de Charleroi avec ma fille.

Je promenais les chiens enfermés en cage toute la semaine et ai tout de suite été attiré par ces chiens dits agressifs, « méchants »… ou plutôt incompris et stressés.

Je me suis posé beaucoup de questions sur la problématique des abandons. C’est devenu une lubie chez moi. J’ai observé et écouté les gens qui venaient abandonner leurs animaux, fait beaucoup de recherches sérieuses pour comprendre ce phénomène. Il en est ressorti que l’éducation du public pouvait servir de levier pour faire diminuer ces abandons.

Si je voulais sauver plus de chiens, plus d’animaux, il fallait passer par l’éducation des jeunes… Et au sein de notre collectif d’enseignants, j’ai lancé le projet « Refuges et tableaux noirs ».

Pouvez-vous en dire plus sur ce projet ?

Plus de 30% des abandons résultent de problèmes comportementaux des chiens, ceux-ci étant issus d’une méconnaissance de leurs besoins fondamentaux.

Combien de personnes savent que travailler l’intelligence d’un chien est essentiel à son équilibre ?

Combien de personnes savent qu’un chien à besoin de mastiquer quotidiennement pour se sentir bien, apaisé et fatigué ? Qu’il doit se dépenser ?

Ne pas le savoir, c’est aller au devant de problèmes comme la destruction (du canapé, des pieds de table), l’hyperactivité voire de l’agressivité, les aboiements, l’anxiété, etc.

Ce projet est destiné à corriger ce manque d’information, en éduquant et en informant les jeunes. Il s’est amplifié pour aborder la maltraitance animale, la multiplication des chats errants, les élevages intensifs peu respectueux de la vie des animaux concernés, etc.

Quels sont les bénéfices attendus pour les élèves?

En 2021, à l’heure où l’humanité tend enfin à reconnaitre que les animaux ont des sentiments et une conscience d’eux-mêmes, on ne peut ignorer cette problématique, cette philosophie, dans le cursus d’un élève.

Ils doivent ressortir de ces activités avec l’idée que l’animal est un être vivant avec ses humeurs, ses joies et ses peurs. Que la vie d’un animal est précieuse, ils cohabitent avec nous, et on se doit de les comprendre.

Les jeunes comprendront ainsi mieux l’impact de leurs actions sur la nature, sur la biodiversité et sur leurs propres animaux. Ils apprendront également que c’est dans l’action qu’on fait avancer les choses, que l’on peut réellement aider.

On organise donc entre autres une collecte de dons car « si je donne un objet de mastication à une association, je sais qu’un chien sera apaisé pendant quelques heures grâce à moi ; si je donne de la nourriture, je lui assure ses ressources pendant quelques jours etc».

Quel plaisir pour moi de voir des élèves revenir en classe avec leurs observations et récits d’activités proposées à leurs animaux après un cours sur le sujet !

Et souhaités pour les animaux?

Là, on joue sur deux tableaux (noirs ?).

Un bénéfice purement caritatif car la récolte de dons va aider les refuges et associations dans leur combat quotidien.

Et le second volet se joue à long terme : les bénéfices des apprentissages des élèves devraient, s’ils sont répétés chaque année, amener à changer l’approche et la compréhension des animaux de compagnie, et plus largement du bien-être des animaux domestiques, d’élevage et sauvages.

Ce sont d’ailleurs des éléments qui devraient avoir une part belle dans les programmes scolaires.

Pour participer au projet « Refuges et Tableaux noirs » avec vos élèves :