L’institution provinciale, coordinatrice des acteurs de terrain autour des problématiques liées aux violences intrafamiliales

L’institution provinciale, coordinatrice des acteurs de terrain autour des problématiques liées aux violences intrafamiliales

L’institution provinciale, coordinatrice des acteurs de terrain autour des problématiques liées aux violences intrafamiliales

La Province de Hainaut est déléguée à la coordination de la lutte contre les violences conjugales et intrafamiliales sur son territoire. Plusieurs fois par an, la Province réunit les opérateurs des secteurs associatif, judiciaire et public en plateformes de travail, dans les régions de Charleroi, Mons et Tournai. Objectif pour ces groupes de professionnels : mener ensemble des réflexions collectives sur les pratiques les plus adéquates à appliquer ensuite, par organisme concerné, sur le terrain.

Au bout de la « chaîne » d’accompagnement des citoyens, cela permet de proposer les meilleures réponses aux besoins des victimes d’une part mais aussi d’assurer un maximum de prévention, dans les Communes et les différentes zones de police.

En ce mois de juin 2025, le service provincial VEGHa (Violence Egalité de Genres en Hainaut) – qui mène cette mission à bien pour le Hainaut – proposait ce travail collectif sur un sujet sensible. 90 professionnels actifs dans les 3 grandes régions hainuyères ont ainsi pu être informés de manière complète et précise sur la délicate thématique de « l’inceste ».

Pour les acteurs de terrain, le constat est clair : la prise en charge des victimes est très compliquée, en ce que cela touche des enfants.

Deux intervenants animaient cette rencontre professionnelle : Mathilde Dufranc, Chargée de projet à l’Université des Femmes et Jean-Pierre Van Boxel, 1er Inspecteur spécialisé « jeunesse et mœurs ».

Intégrée dans le Code pénal suite à la Loi du 21 mars 2022 – modifiant ce Code en ce qui concerne le droit pénal sexuel – la notion d’inceste se devait tout d’abord d’être précisément définie, ainsi que ce à quoi sa reconnaissance donne lieu en termes juridiques.

Quelques chiffres, tout d’abord, font froid dans les dos.

  • Dans plus de 80% des cas, les violences sexuelles commencent avant 18 ans.
  • Au niveau des victimes suivies, 62% sont des mineurs, et près de 45% ont été agressées par un membre de la famille.
  • Si les filles sont les plus nombreuses à avoir subi ces sévices, entre 5 et 11% des victimes sont des garçons.

L’inceste, qui est imprescriptible depuis mars 2022, a par ailleurs des conséquences terribles : le refus d’actes médicaux considérés comme une réminiscence de l’agression, mais aussi du décrochage scolaire, de la somatisation, des troubles alimentaires et du sommeil et une baisse de l’estime de soi.

Les études scientifiques prouvent que les victimes présentent une immunité déficiente avec pour conséquence un risque de cancer plus élevé.

L’accompagnement des victimes était par ailleurs au centre de ces journées.

Dans les 3 régions, les opérateurs ont ainsi pu rencontrer des organismes d’accompagnement oeuvrant au quotidien aux côtés des jeunes qui ont enduré ce phénomène :

Les organismes qui prennent en charge les victimes sont ainsi confrontés à des jeunes qui ont énormément de mal à expliquer ce qui s’est passé – même si souvent, entre les faits et la décision d’en parler, il peut s’écouler jusqu’à 12 années – car c’est une personne qui incarne une image familiale et qui est censée protéger qui est l’agresseur.

Du côté de la Police, le constat est identique : « Lors du dépôt de plainte, le travail des policiers est délicat » explique M. Van Boxel, « Il faut faire preuve de beaucoup de respect, d’empathie, faire fi de ses émotions et laisser la victime expliquer sans orienter les réponses ». L’Inspecteur plaide par ailleurs pour une formation spécifique pour tous les policiers dans leur cursus. « Il faut donc faire preuve de beaucoup de délicatesse. Et ce long travail d’accompagnement touche aussi les parents qui sont souvent traumatisés de n’avoir rien vu ».

Pour Mathilde Dufranc, Chargée de projet à l’Université des Femmes, il est impératif de faire bouger les lignes, localement mais aussi nationalement; mais cela va prendre du temps. En ce sens, l’Université a par ailleurs rédigé un rapport datant de 2020 – amené à être complété grâce aux rencontres récentes de professionnels en 2025.

Retrouvez le Rapport d’Expertise et de Recommandations en téléchargement sur le site web de l’Université des Femmes. 

40 ans d’accompagnement de Jeunes Enfants en situation de handicap à Lobbes

40 ans d’accompagnement de Jeunes Enfants en situation de handicap à Lobbes

40 ans d’accompagnement de Jeunes Enfants en situation de handicap à Lobbes

Le jeudi 17 avril 2025 s’est tenue une conférence sur « L’Intervention Précoce : Un levier pour l’inclusion des enfants en situation de handicap. Stratégies et bonnes pratiques » organisée par le Service provincial d’Accompagnement pour Jeunes Enfants de Lobbes, à l’occasion de ses 40 ans d’existence.

Cette matinée d’échanges a été animée grâce à l’intervention de médecins, de l’AVIQ, de mamans d’enfants à besoins spécifiques ainsi que la coordinatrice du SAJE.

Inscrit dans une dynamique pionnière de l’action sociale en accompagnant précocement des enfants en situation ou en suspicion de handicap, l’équipe soutient avec délicatesse les familles sur ce chemin parfois semé d’incertitudes.

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Un service né d’une vision progressiste

L’histoire du SAJE commence dans les années 80, alors que des réflexions menées en Europe et au Canada sur l’intervention précoce inspirent les premières expérimentations en Belgique francophone. En avril 1985, après une première initiative à Gilly, naît à Lobbes un service autonome qui ne cessera de grandir.

Cette volonté d’agir tôt auprès des bébés et des très jeunes enfants en situation de handicap, ainsi que de leur famille, se concrétise par des équipes pluridisciplinaires motivées – éducateurs, psychologues, assistants sociaux, thérapeutes – mobilisées pour détecter les besoins dès les premiers signes, sans attendre un diagnostic formel. Car au SAJE de Lobbes, une suspicion suffit pour initier un accompagnement. « Selon moi, il n’est jamais trop tôt, ni trop tard pour aller de l’avant et faire un diagnostic. » évoque Marie-Hélène Bouchez, coordinatrice pendant près de 30 ans du Service d’aide précoce (ancienne dénomination du SAJE) et coordinatrice du Centre de Référence.

L’accompagnement, au cœur de la mission

Le SAJE propose un accompagnement global et individualisé. Il s’agit de soutenir les parents dès les premiers questionnements, dès les premiers mois, parfois même dès la grossesse, et de leur permettre de retrouver confiance dans leur rôle. L’équipe aide à décoder les comportements atypiques, collabore avec les bons spécialistes, décharge des lourdeurs administratives et construit avec les familles des projets d’accompagnement individualisés.

Olivier Luyckx est chargé de projets à l’AVIQ qui agrée et subventionne ce type de services d’aide en milieu de vie: « Ces services interviennent auprès des enfants âgés de 0 à 8 ans. Ils peuvent ensuite être suivis par les Services d’Accompagnement pour Jeunes en Âge Scolaire (de 6 à 18 ans – appelés anciennement d’aide à l’intégration). Pouvoir intervenir le plus tôt possible auprès des enfants en situation de handicap, ou du moins susceptibles d’être en situation de handicap, ne doit pas rimer avec le fait de s’enfermer dans des contraintes administratives ». C’est d’ailleurs l’une des missions du SAJE grâce à l’assistance sociale qui y est proposée : notamment s’y retrouver et avancer les démarches administratives.

L’approche pluridisciplinaire a pour objectif le développement optimal de l’enfant et son inclusion dans tous les milieux de vie, avec ou sans diagnostic, en mobilisant l’ensemble du réseau autour de la famille et de l’enfant (écoles, crèches, professionnels de santé, centres PMS, SUSA, AVIQ…). 

Lors de la journée du 17 avril, la question de la mise en place d’un suivi de psychomotricité relationnelle et logopédique dès le plus jeune âge était au cœur des questions-réponses entre les intervenants et le public. « Il est très important que des enfants porteurs de problèmes neurologiques puissent bénéficier de ces soins dès le plus jeune âge », exprime Docteur Magda Buzatu, neuropédiatre, spécialiste en réadaptation pédiatrique.

Les premiers instants de l’accompagnement

Dans un contexte où les délais d’attente pour un accompagnement sont souvent de plusieurs mois, voire années, le SAJE de Lobbes se distingue : il n’a pas de liste d’attente. Ce fonctionnement exemplaire, rendu possible grâce au soutien de la Province de Hainaut, permet une intervention rapide dès les premières années de l’enfant, période-clé pour le développement global.

Le SAJE met alors en place un partenariat de confiance entre les parents et les professionnels, afin de leur apporter une aide immédiate dans les premières démarches (ex. accompagner les parents dans la recherche d’une école adaptée pour leurs enfants). Tout cela avec bienveillance, sans imposer l’aide et sans jugement.

Le service d’accompagnement pour jeunes enfants accompagne également après l’annonce du diagnostic, avec  un soutien psychosocial, tout en respectant le rythme et les émotions des parents. Les psychologues les soutiennent émotionnellement et dans les étapes du deuil (choc, déni, colère, etc.).

« Le service prend le temps d’expliquer et de répéter des informations importantes, car les parents sont souvent sous le choc de l’annonce. Faire en sorte d’éviter par exemple tout sentiment de culpabilité est très important, » détaille Ludivine Tassenoy, Coordinatrice du service. « Des outils créés et adaptés à chaque enfant en fonction de leurs besoins sont mis en place progressivement (ex : pictogrammes, tablette, etc). Le SAJE construit ce projet d’accompagnement personnalisé au fil des rencontres entre parents et professionnels ou avec le réseau des autres intervenants autour de l’enfant ».

Toutes ces stratégies vont être mises en place en prenant compte le contexte familial global, l’équilibre familial, le souci de l’épuisement parental et parfois aussi, le manque de structures de répit souligné comme une difficulté fréquente.

Le SAJE a mis sur pied des évaluations et indicateurs de réussite en utilisant des questionnaires simples pour évaluer l’impact de cet accompagnement pour voir s’il y a des réajustements à faire au niveau des pratiques.
L’évaluation se base aussi sur le ressenti des parents : si cela fonctionne pour eux, c’est une réussite.

Des résultats concrets, des familles transformées

Les témoignages de parents comme ceux de Basile ou Ruben illustrent puissamment les effets positifs d’un accompagnement précoce. Ces enfants, initialement en retrait, non verbaux ou isolés, ont pu évoluer vers plus d’échanges, de communication, d’épanouissement. « On a remarqué chez Ruben des comportements interpellant » explique sa maman, Laura Diependaele « Il jouait avec les pieds des chaises, regardait beaucoup ses mains et il y a eu une perte au niveau du langage. Aujourd’hui, Ruben est un petit garçon qui se développe bien et à son rythme ». Le soutien du SAJE permet non seulement aux enfants de progresser, mais aussi aux parents d’être soutenus, de retrouver des repères et de s’outiller pour l’avenir.

Ensemble avec les Personnes extraordinaires 2025 : retour en images … sous le soleil !

Ensemble avec les Personnes extraordinaires 2025 : retour en images … sous le soleil !

Ensemble avec les Personnes extraordinaires 2025 : retour en images … sous le soleil !

Une 17e rencontre entre publics valide et en situation de handicap dans la joie et la bonne humeur … sous le soleil !

Ce sont 6000 visiteurs qui ont foulé les allées de l’événement « Ensemble avec les Personnes extraordinaires » ces 16 et 17 mai 2025. Cette édition qui avait pour thème « À la ferme » avait pris des airs de campagne et cela sentait bon le foin, la paille et les grillades. La Province de Hainaut, qui organise avec fierté cet événement (le plus grand du genre en Wallonie!), a pu compter sur un climat clément et ensoleillé qui a permis aux visiteurs de profiter de toutes les animations avec enthousiasme.

80 talents en situation de handicap en lice vendredi pour le « Concours des Talents Extraordinaires »- sans compter les dizaines de danseurs en situation de handicap ou valides qui ont performé en danse sur la scène du grand chapiteau le samedi – les centaines d’éducateurs spécialisés ou d’instits accompagnant, les centaines de participants au concours du Char illustrant le mieux le thème « la Ferme en Folie »; 650 élèves des écoles fondamentales ordinaires ou spécialisées, 200 élèves et étudiants qui ont co-animé ces journées, 50 stands d’organismes publics ou privés et toutes leurs équipes; 430 joggeurs valides ou en situation de handicap, des « clients » à foison pour l’espace relooking ou le marché des producteurs locaux ; une foule de familles, de jeunes et moins jeunes au Village des Enfants et une multitude de câlins et caresses aux dizaines d’animaux de la ferme présents sur le site et bien sûr, des sourires à l’infini…

 

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Le site provincial de Marcinelle était gonflé de belles ondes positives durant ces deux journées qui ont fait la part belle à la scène pour tous, au sport adapté mais aussi au divertissement partagé grâce à des artistes comme Magic Morgan, Rémy Bricka ou encore « Michel Michel ».

Un succès à la hauteur de la satisfaction des visiteurs qui restent fidèles à ce grand rendez-vous citoyen au fil des ans.

Vous trouverez les photographies de cette journée en téléchargement via ce lien Facebook.

30 athlètes des instituts médico-pédagogiques aux Special Olympics

30 athlètes des instituts médico-pédagogiques aux Special Olympics

30 athlètes des instituts médico-pédagogiques aux Special Olympics

Depuis leur création aux Etats-Unis, en 1968, les Special Olympics offrent à des athlètes porteurs d’un handicap mental une expérience hors du commun. 193 pays ont rejoint le mouvement, près de 5,5 millions d’athlètes impliqués. Ils sont 20.000 rien qu’en Belgique à pouvoir réaliser ce rêve olympique fabuleux. C’est à Courtrai, du 28 au 31 mai, qu’auront lieu les Special Olympics Belgium. Nos athlètes sont prêts !

Au sein des instituts médico-pédagogiques de la Province de Hainaut, les équipes éducatives sont en effet aux côtés des personnes en situation de handicap pour les aider à s’épanouir, à devenir plus autonomes. Et quand cette autonomie ou cet épanouissement passent par le sport, les institutions n’hésitent pas à accompagner ceux qui souhaitent se lancer dans l’aventure. Une trentaine d’athlètes issus des structures provinciales prendront part aux Special Olympics dans des disciplines très diverses.

Cette large participation, c’est le fruit d’un travail de longue haleine mené par les responsables, les éducateurs, les coordinateurs aux côtés des bénéficiaires.

A l’IMP Ecole Clinique (SRA l’Odyssée) et à l’IMP René Thône de Marcinelle (SRA et SRJ), par exemple, on alignera des athlètes pour les épreuves de bowling mais c’est dans les compétitions de natation ou d’athlétisme qu’on retrouvera le plus de sportifs issus de nos institutions.

« Nos athlètes se sont entraînés pour la natation avec les éducatrices à raison d’une fois par semaine en journée et avec les éducatrices de l’hébergement une fois par semaine aussi », explique Pascal Lupant, chef de groupe du SRA, IMP René Thône Marcinelle.

Et leurs performances se sont améliorées. Même constat pour les « bowlers » qui concourent désormais au championnat interinstitutionnel La Fema ou pour le judoka qui participe, lui aussi, à diverses compétitions.

« Nous espérons que nos bénéficiaires s’amusent et prennent du plaisir. De trois participants inscrits au début, nous en sommes à sept et comptons une catégorie supplémentaire, le judo. C’est un beau progrès », insiste Dominique Dario, la coordinatrice générale de l’IMP René Thône Marcinelle.

Au SRJ, les athlètes excelleront dans les disciplines de l’athlétisme et du football, ils sont 12 à faire le déplacement jusque Courtrai : « Notre objectif principal : s’amuser pendant ces cinq journées et représenter au mieux notre institution pour, bien sûr, décrocher un maximum de médailles ! », sourit Sandro Mendicino. « En foot, nous organisons souvent des rencontres avec d’autres institutions de la région et des entraînements à Louvain-La Neuve. Depuis septembre, d’ailleurs, nous collaborons activement pour participer au championnat Handifoot de la Ligue Handisport Francophone. »

Au CPESM, six sportifs affronteront leurs adversaires en tennis de table et natation. Ici aussi, on a proposé aux athlètes des entraînements adaptés et inscrit les joueurs de tennis de table aux championnats de la Ligue Handisport. «L’intérêt de la démarche est autant la pratique sportive structurée que l’implication dans un évènement de cette envergure », observent les deux éducateurs responsables, Giovanna Pascia et Massimo Prati.

Du 28 au 31 mai, ces athlètes et leurs entraîneurs, accompagnateurs défendront les couleurs de la Province de Hainaut aux Special Olympics Belgium : nous pouvons déjà être très fiers d’eux qui brilleront par leur énergie et leur talent, et de nos collègues qui, sans relâche, se sont investis à leurs côtés.

Accompagnement pédagogique des étudiants en situation de handicap : l’exemple de l’enseignement provincial en Hainaut

Accompagnement pédagogique des étudiants en situation de handicap : l’exemple de l’enseignement provincial en Hainaut

Accompagnement pédagogique des étudiants en situation de handicap : l’exemple de l’enseignement provincial en Hainaut

Au-delà des établissements d’enseignement spécialisé dès la maternelle ou des pôles territoriaux actifs dès l’école fondamentale, l’enseignement provincial organise également un accompagnement pédagogique dans le supérieur (et en promotion sociale également) en faveur de ses étudiants à besoins spécifiques, depuis 2008.

Au fil des années académiques, des milliers d’étudiants connaissant des troubles mais aussi des déficiences sensorielles, motrices ou intellectuelles ont donc ainsi pu bénéficier des services du SAPEPS qui guide aussi bien les directions d’école que les équipes pédagogiques et étudiants vers un environnement estudiantin le plus inclusif possible.

Voici en vidéo le témoignage de deux membres du personnel de la Haute Ecole provinciale Condorcet qui travaillent de concert avec le SAPEPS depuis de nombreuses années. Ce reportage est réalisé par l’ARES.

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Et pour compléter ce reportage, l’avis …. d’un étudiant ! Yann est étudiant en kiné à la Haute Ecole Condorcet (site de Tournai)  et il a été mis en avant lors de son stage au CHWapi en avril 2025. 

Présentant une déficience sensorielle, Yann a perdu la vue à 16 ans. Cela ne l’a pas empêché d’entamer ses études en Master.

Découvrez son interview disponible sur le site internet du centre hospitalier.

LA LOUVIERE : vers une cantine saine et durable à l’IMP René Thône

LA LOUVIERE : vers une cantine saine et durable à l’IMP René Thône

LA LOUVIERE : vers une cantine saine et durable à l’IMP René Thône

LA LOUVIERE : vers une cantine saine et durable

 

L’Institut Médico-Pédagogique provincial René Thône de La Louvière avance depuis plusieurs années sur le chemin du développement durable. Après avoir créé un potager partagé avec les jeunes ou une mare pédagogique, après avoir participé aux animations du Good Planet Challenge,… L’IMP s’est engagée en 2023 dans un projet alimentaire. Objectif : faire de sa cantine, une cantine durable. Et le pari est désormais gagné ! Labellisée en mars 2025, les cuisines de cette institution provinciale adaptée aux jeunes à besoins spécifiques ont remporté le précieux titre décerné par BioWallonie, dans le cadre du projet Green Deal.

Présentation en images de ce projet qui tient à cœur de l’institution mais aussi de la Province de Hainaut.

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Le jour où ce reportage a été réalisé, c’était le WWF qui animait les jeunes pour une sensibilisation à l’alimentation durable. Cette journée, à la fois ludique et éducative, a permis aux élèves de découvrir les enjeux liés à l’impact de l’alimentation sur l’environnement : importance de l’origine des aliments, des saisons, consommation locale,…

Une application de tous ces principes est directement mise en place aux cuisines ! Chaque jour, les enfants bénéficient d’un repas chaud gratuit et sain sous plusieurs aspects.

« L’objectif est de mettre en place une cantine saine et durable, proposant des repas gratuits élaborés à base de produits bio, locaux et de saison » explique Adeline Limmelette, diététicienne à la DGAS, en charge de la supervision des cantines des IMP.. « Ce projet vise à garantir une alimentation équilibrée et d’éveiller les papilles de plus ou moins 600 enfants. Les cuisiniers favorisent l’intégration de légumes, de fruits frais et de protéines végétales dans l’alimentation quotidienne des jeunes et l’intégration d’un repas végétarien par semaine est également au programme ».

Sous l’impulsion de Fabien Van de Pontseele, responsable du Service Intendance, Entretien et Maintenance (SIEM) et chef de cuisine à l’IMP, une attention toute particulière est portée à la qualité des produits : « Pour nous, l’important c’est que nos élèves mangent bien : sainement, avec des produits durables, frais et bio. On se rend compte que les enfants ont perdu la notion du goût des aliments réels », confie-t-il.

C’est dans cette logique que l’établissement a par exemple fait le choix de bannir les produits surgelés au profit d’aliments de qualité, locaux, afin de redonner aux enfants le goût des saveurs authentiques.

Pendant les cours aussi, les élèves en section hôtelière — encadrés par Steeve Van Geem, professeur de cuisine et de pâtisserie pour les formes 2 et 3 — apprennent également à travailler les produits de manière différente.

Par exemple, ils réalisent des boulettes à base de légumes plutôt que de viande, pour démontrer qu’il est possible de cuisiner les légumes autrement et de façon savoureuse.

L’institution a ainsi obtenu son premier “radis”, un label qu’elle conservera pendant trois ans, en poursuivant ses efforts pour répondre aux critères de durabilité du programme.

L’IMP René Thône de La Louvière devient ainsi un véritable modèle en matière d’alimentation durable et d’éducation au goût.

Grâce à ce vaste projet qui allie sensibilisation, formation, engagement et motivation du personnel des cantines scolaires, l’IMP est devenu un lieu d’apprentissage à tous les étages. Allier plaisir du goût et santé, c’est d’ailleurs une dynamique que d’autres institutions provinciales d’action sociale comme les IMP de Marcinelle et de Marchienne-au-Pont, l’IMP Ecole-clinique à Montignies-sur-Sambre ou le CPESM à Ghlin auront bientôt la chance de mettre en pratique également !