Des talents au sein du personnel. Fibromyalgie : ennemie et amie.

Des talents au sein du personnel. Fibromyalgie : ennemie et amie.

Portrait de l'auteure, Nancy Gillet, employée au CPESM

Actuellement cheffe-éducatrice au service d’accueil spécialisé pour jeunes du CPESM, Nancy Gillet travaille à Ghlin depuis 16 ans.

Enseignante et éducatrice, son quotidien se déroule avec des jeunes enfants présentant des pathologies lourdes.

Son livre retraçant son propre parcours vient de sortir le 9 novembre.

Elle y parle de sa maladie, souvent sous-estimée, la fibromyalgie.

Comment vous est venue l’idée d’écrire ce livre ?

Au tout début, c’était un témoignage personnel que je tenais pour moi, quand on m’a déclaré le diagnostic. J’ai tout posé par écrit sur les conseils d’une psy.

Et au fur et à mesure, ces écrits se structuraient, mes ressentis et mon parcours. C’était assez fluide.

Et je me suis dit : pourquoi ne pas en faire un livre ?

Quelle a été votre intention en cherchant à le publier ?

À ce moment-là, je pensais que pour mes proches, ma maladie n’avait pas de …légitimité.

Ça ne se voyait pas, je ne me plaignais pas car je mordais sur ma chique et beaucoup ne m’ont pas crue. J’ai eu des moments très durs… Je suis passé par le petit trou.

J’ai pensé « Les gens ne comprennent pas. Mais avec le livre, ils verront ce que j’ai traversé ».

C’est une introspection qui m’a beaucoup aidée.

Et comment s’est passée l’aventure de l’édition ?

En juin, j’ai envoyé le manuscrit à Paris où il a été accepté par 4 maisons d’édition.

C’est celle qui proposait la meilleure mise en lumière du livre que j’ai choisie : les Editions du Panthéon, ils ont été très professionnels.

La promotion se fait dans tous les pays francophones, du Québec au Luxembourg en passant par évidemment la France, la Belgique,…

À quoi s’attendre en lisant cet ouvrage ?

Les gens qui ne connaissent pas ont beaucoup d’apriori sur la fibromyalgie. Or, les chiffres des diagnostics sont en constante croissance, avec 85 à 90 % de malades qui sont par ailleurs des femmes.

Je ne suis pas médecin mais j’ai voulu remettre cette maladie en contexte.

Quels en sont les symptômes ?  Pourquoi la déclenche-t-on ?  

Quand on a identifié cette cause, et elles peuvent être multiples, on peut enfin travailler avec des kinés, des psys,… Personnellement, c’était un deuil très grave et brutal. Je parle donc de mon parcours médical et médicamenteux qui a été assez chaotique.

J’ai du arrêter de travailler pendant 4 mois car les médicaments étaient trop forts, je ne pouvais plus conduire. En plus des douleurs de la maladie, je m’étais perdue moi-même…

Je devais arrêter de me droguer pour me soigner et j’ai constaté qu’en bougeant beaucoup plus, ça m’aidait. Après un sevrage, j’ai trouvé des alternatives.

À côté de mon récit, j’ai aussi inclus des témoignages d’autres personnes qui ont répondu à un appel que j’avais lancé. Sont ainsi abordés les thèmes de l’impact sur la vie de couple, mais aussi du travail, du regard des collègues, de l’adaptation du poste de travail, des licenciements de certains,… Il semble qu’on voie la personne fibromyalgique comme sous-dynamique, pas assez rentable.

Et quelles ont été les réactions en le lisant ?

Beaucoup de mes proches sont revenus en me félicitant car ils ne pensaient pas que j’étais capable d’écrire de cette manière ; mais ils ont aussi été abasourdis de la manière dont j’abordais tout ça, et de ce que j’avais vécu. Les collègues aussi commencent petit à petit à lire et certains ont été touchés, presque aux larmes.

Des gens que je ne connais pas me font des retours sur des forums, ils me remercient et me disent : « Enfin quelque chose où, hors du monde médical, on ose dire les choses ». Je suis très contente et ça démarre super bien.

Propos recueillis par le service communication de la direction générale de l’Action sociale.

 

 

Collecte de vêtements à Ghlin

Une seconde vie pédagogique et caritative pour vos vêtements

Apprendre son métier en oeuvrant simultanément pour la bonne cause : en voilà une belle idée !

Et Maxence André et ses collègues ont décidé de la tester à l’école secondaire provinciale d’enseignement spécialisé de Ghlin (CPESM) où il enseigne depuis septembre. Fraîchement diplômé de la Haute Ecole Condorcet, il a en effet démarré sa carrière sur son ex-lieu de stage, au sein de la section « services aux personnes ».

Collecte de vêtements à Ghlin, Rue du Temple

« J’enseigne les travaux pratiques en arts ménagers et d’entretien, au sein de la section de services aux personnes » explique-t-il « Et dans le cadre de ces cours, nous lançons un appel aux dons de vêtements, pour enseigner aux élèves à les réhabiliter pour les offrir ensuite aux personnes qui en ont besoin ».

Cette idée pédagogico-caritative lui est venue en stage justement, dans cette école où les jeunes, présentant une déficience sensorielle auditive ou visuelle, peuvent notamment apprendre un métier, en horticulture, économie (travaux de Bureau), construction (peinture du bâtiment) et enfin, dans les services aux personnes.

« Quand j’ai vu la liste des compétences nécessaires pour les élèves et qu’ils devaient être capables de laver les textiles, de les repasser mais aussi, de les raccommoder, ça m’est juste venu… comme ça ! Puisque pour pratiquer, on a besoin de vêtements alors pourquoi ne pas les travailler et les proposer, réhabilités, aux personnes défavorisées ? ». 

Maxence André a été rapidement rejoint par d’autres enseignantes de l’école : Christelle De laere, Estelle Depuydt, Romane Conséquences, Laurence Coquelet et Sylvie Harvengt.

En équipe, ils ont établi ce projet humanitaire qui concerne de toute l’école : la section travaux de bureau a réalisé les affiches, certains se chargent de la diffusion de l’appel aux dons, d’autres s’occuperont du tri des textiles donnés,…

Ce projet fait aussi appel à la générosité des grandes surfaces :

« Pour pouvoir suivre, nous avons besoin de cintres, d’adoucissant,  d’eau déminéralisée, de mannes à linge, de mannequins,… Nous avons déjà un magasin qui nous a offert du matériel, ça avance­ ! » précise-t-il.

L'équipe d'enseignants de l'école secondaire d'enseignement spécialisé de Ghlin

Et une fois que les vêtements seront prêts, ils seront livrés par les élèves eux-mêmes, emmenés par les bus scolaires dans les services d’aide aux sans-abri participants. « Nous voulons que les élèves distribuent eux-mêmes les linges, afin qu’ils puissent rencontrer les personnes qu’ils auront aidées. Cela leur permettra sans aucune doute de ressentir beaucoup satisfaction et de comprendre où finit leur travail » conclut-il.

Et un prochain exercice pratique pourrait d’ailleurs concerner la préparation et distribution de délicieux repas aux personnes défavorisées. Mais ça, c’est une autre histoire…. 

Les vêtements peuvent être déposés tout au long de l’année à l’accueil de l’école, à Ghlin (Rue du Temple, 2) entre 9h et 16h du lundi au vendredi.

Infos : 065 40 88 50.

Plaisirs d’automne à Ghlin : souvenirs d’Halloween au CPESM

Plaisirs d’automne à Ghlin : souvenirs d’Halloween au CPESM

utomne – et particulièrement la fête d’Halloween – est une belle occasion de profiter des mythes et légendes de nos contrées, de nous retrouver autour d’un conte ou d’activités chaleureuses et de s’amuser ensemble à se faire peur!

Au Centre Provincial d’Enseignement Spécialisé de Mons, on l’a d’ailleurs bien compris avec une journée entière d’activités organisées pour les écoles et les services d’accueil et d’hébergement.

Plein d’entrain et de ferveur, le personnel et les élèves et bénéficiaires ont pu se retrouver, après de si longs mois de distance!

Retour en images sur cette activité qui aura ensoleillé la journée des jeunes et moins jeunes monstres, vampires et sorcières de l’IMP.  

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Le « car citoyen », un environnement où il fait bon… être véhiculé!

Le « car citoyen », un environnement où il fait bon… être véhiculé!

C’est une très belle initiative citoyenne montoise qui est mise à l’honneur en ce mois d’octobre. Et elle concerne le respect dans les transports scolaires.

Ce sont les jeunes du service provincial résidentiel pour jeunes de Ghlin (SRJ) qui montrent un bel exemple avec leur projet du « car citoyen ».

Les enfants, qui résident donc dans un hébergement similaire à un internat adapté et spécialisé, ont en effet célébré leur car citoyen qui les emmène chaque jour à l’école, avant de les ramener au sein de leur logis en fin de journée.

Après avoir mené une réflexion tous ensemble sur les bons comportements à adopter lors de ces transports scolaires, ils ont pu mettre des mots sur la courtoisie, la politesse, la bienveillance, la sécurité,..

Les chauffeurs étaient aussi à la fête, eux qui verront leur bus décoré par les affiches des enfants rappelant la charte, par laquelle les jeunes usagers s’engagent à respecter les règles de bonne conduite, entre camarades et avec leurs chauffeurs.

Une co-construction positive faite par les jeunes citoyens eux-mêmes, avec l’aide du personnel encadrant du SRJ, afin de favoriser le « bien vivre ensemble » et la qualité de vie de chacun !
Découvrez la fête du car citoyen en images.

Informations : Stéphanie Carion, cheffe éducatrice – CPESM Ghlin – 065 40 88 50.

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Opération CRISP : pour se protéger du froid

À Ghlin, des personnes en situation de handicap se lancent dans une confection des plus particulières…Inspirés d’une action menée par une association en Grande-Bretagne, ils vont fabriquer des sacs de couchage et des couvertures thermiques pour les plus démunis avec comme matière première… des sachets de chips.

Encadrés par leur éducateur, Monsieur Geoffrey SONCK, trois bénéficiaires du service vont participer à ce projet nommé CRISP, en collaboration avec l’Escale à Mons qui distribuera le matériel aux personnes défavorisées et aux SDF.

L’objectif est de permettre à ceux qui en ont besoin de se munir d’une barrière de protection contre le froid.

« Dans l’optique de réaliser une action solidaire et écologique, j’ai choisi le paquet de chips, car il a les mêmes propriétés que les couvertures thermiques des ambulanciers. L’avantage c’est que la chaleur reste à l’intérieur et lors de jours de pluie, l’eau et l’humidité ne transpercent pas. De plus, c’est facile d’en trouver et, pour les bénéficiaires, de travailler avec ce genre de matériel » explique Geoffrey Sonck.

Le but derrière ce projet ? D’aider les plus démunis, mais également de mettre en avant ses bénéficiaires, qui sont ravis d’aider ceux qui sont dans le besoin. « Ils savent que ça va rendre heureux des gens et ils participent à leur manière. Ils sont « à fond dedans », ils ont hâte de vider les boîtes qu’y contiennent les paquets de chips » s’amuse-t-il.

L’équipe de création se compose de deux femmes et un homme qui se répartissent les tâches du repassage, du découpage et de l’assemblage. « Pour le processus de fabrication, la première étape est d’ouvrir les sachets le long des soudures pour ensuite les nettoyer et les sécher. Les sachets ainsi préparés sont ensuite emprisonnés entre deux membranes plastiques par soudure (fer à repasser) » détaille Monsieur Sonck.

Cette action n’a que des bénéfices : valorisation de la personne, mais aussi, celle du recyclage des déchets, si important de nos jours. Et comme on l’a compris, c’est une aide solidaire, sociale et durable.

Il faut 150 sachets de chips pour fabriquer un exemplaire. Le service lance donc un appel à la collaboration que vous soyez un fan ou un faible consommateur. Pour tout dépôt de sachets de chips, il est nécessaire de prendre rendez-vous avec le service au 065/33.91.88 et de déposer ses sachets au service.

Les locaux du service se trouvent au 29 rue Bonaert à 7011 GHLIN.